La finale ELLE Solidarité Mode 2017 au Palais Galliera

La finale ELLE Solidarité Mode 2017 au Palais Galliera

Le 12 juin, au Musée de la mode-Palais Galliera, la Fondation ELLE recevait un prestigieux jury, présidé par Christian Lacroix, pour élire les trois nouvelles lauréates du concours ELLE Solidarité Mode* qui auront la chance d’intégrer une grande école de mode à Paris, en septembre prochain.

Retour sur les coulisses de la finale 2017

9 h : Aidées par d’anciennes lauréates, l’équipe de la Fondation ELLE s’agite pour habiller les mannequins avec les tenues des douze finalistes encore en lice. Aline, Justine et Célia, qui ont gagné le concours il y a déjà quelques années (première édition en 2004), commentent chaque silhouette et essaient de deviner les avis du jury. Elles sont unanimes, le thème de la dentelle a été inspirant, le choix va donc être difficile.

11 h : Tout est prêt pour accueillir les douze candidates sélectionnées. Elles défilent à tour de rôle dans la superbe cour d’honneur pavée du Palais Galliera illuminée par un rayon de soleil.

12 h : Christian Lacroix fait son entrée sous les regards intimidés des candidates. Le président de la 13e édition du concours ELLE Solidarité Mode les salue individuellement, avec un mot d’encouragement pour chacune.

13 h : Le jury s’installe dans le hall principal du musée, face aux douze silhouettes présentées et à leurs créatrices. Il est composé de Christine Walter Bonini et Tamara Moreno pour Esmod ; François Boca pour l’Ecole de la chambre syndicale de la couture parisienne ; Marie Rucki et Virginie Landais pour le Studio Berçot, Stéphane Plassier (vice-président du jury) et Olivier Noyon pour le dentellier Darquer, Constance Benqué, Erin Doherty, Brune de Margerie et Katell Pouliquen du magazine ELLE et, enfin, Juliet Warkentin et Sophie Bidault d’Amazon – qui cofinance les études des lauréates au côté de la Fondation ELLE.

Les candidates :

Sophie Tran, 22 ans, originaire de Montreuil, en Seine-Saint-Denis, se lance en dévoilant son top blanc aux lignes épurées. Elle a pris conscience que son rêve était de travailler dans la mode pendant ses études de marketing : « Le déclic a eu lieu quand un de mes professeurs m’a demandé où j’aimerais être dans dix ans. »

Emilie Vaidie, 22 ans, actuellement en licence mode à Cholet (Maine-et-Loire), surprend le jury avec un blouson aux manches sculptées par des boules de dentelle.

Darounie Silsatanak, 20 ans, originaire de la région lyonnaise, pense que le vêtement a une histoire qui prend vie quand on le porte. C’est ce postulat qui l’a aidée à créer une jupe longue et un top ras du cou, le tout en dentelle teintée gris-bleu. Elle déclare au jury qu’elle a pris un grand plaisir à réaliser cette tenue : « De l’assemblage aux finitions, tout m’a plu. »

La Parisienne Elodie Payet, 22 ans, tente le concours ELLE Solidarité Mode pour la troisième fois. Inspirée par les crinolines du XIXe siècle, elle a créé un pantalon taille haute en dentelle et y a mélangé des tissus vaporeux colorés. Et, pour casser les codes, elle a opté pour un top court en denim.

Jodie Tcharcachian, 23 ans, également de Paris, s’est inspirée de l’uniforme traditionnel des travailleurs de la voie publique en réalisant une blouse en dentelle zippée, aux lignes graphiques réfléchissantes. Une façon pour Jodie de « flouter les genres ».

Originaire de Tours, Morgane Petit est la plus jeune candidate. A 18 ans, elle tente sa chance avec une robe rose dotée d’une capuche en dentelle. Véritable autodidacte, elle avoue fièrement que c’est la première fois qu’elle monte un vêtement.

Agathe Ouvrard, 20 ans, qui a fait le trajet depuis les Pays de la Loire, a d’abord été intéressée par la bande dessinée avant de découvrir que ce qui lui plaisait le plus était d’imaginer des vêtements pour ses personnages. Très inspirée par l’image de la femme-enfant, elle a proposé au jury une robe dos nu aux manches baroques.

Sonia Figoni, 22 ans, vient aussi de Montreuil. Titulaire d’un bac pro architecture, elle confie avec malice aux jurés qu’elle a aussi confectionné la robe qu’elle porte. Très inspirée par la finesse de la dentelle, elle a choisi de l’associer à une mousseline de soie. Le résultat : une robe élégante et tout en volumes.

Marie-Thérèse Ahissa Gbayère, 22 ans, habite Sèvres. Elle travaille dans une boutique de prêt-à-porter : « J’aime conseiller les clientes et apporter ma touche personnelle. » Pour Marie-Thérèse, la dentelle est synonyme de sensualité, c’est donc naturellement qu’elle l’a utilisée pour créer un déshabillé original avec des finitions en wax.

Ornella Maris, 23 ans, qui habite le 13e arrondissement de Paris, est actuellement en licence arts plastiques. Elle reconnaît qu’elle n’a pas été très à l’aise avec le thème de la dentelle, mais elle a relevé le défi en confectionnant un étonnant tailleur-pantalon en cuir et dentelle.

Léa Fernandes, 21 ans, est serveuse à Paris pour payer ses études. Elle a imaginé un tailleur-short, dont les manches de la veste entièrement crochetées à la dentelle font penser à du corail.

Ambre Valenzuela, 20 ans, originaire d’Auvergne, passe son bac dans quelques jours. Elle s’est inspirée des œuvres de Botticelli pour créer une robe en dentelle et toile de coton blanche. Cette silhouette, qui laisse entrevoir un sein, est sa façon de rappeler le droit des femmes à disposer librement de leur corps.

15h : C’est le moment des délibérations. Chaque jeune fille a exposé sa vision de la mode, son projet professionnel et sa motivation. Les échanges sont animés au sein du jury. « Il y a le talent, bien sûr, mais il ne faut pas ignorer la personnalité de chaque candidate », rappelle le président.

Après trente minutes de débats, Christian Lacroix, entouré de Stéphane Plassier et d’Erin Doherty, annonce le nom des trois lauréates du concours ELLE Solidarité Mode 2017 :

Marie-Thérèse Ahissa Gbayère rejoindra Esmod à la rentrée, Léa Fernandes entrera en première année à l’Ecole de la chambre syndicale de la couture parisienne et Agathe Ouvrard démarrera après l’été sa formation au Studio Berçot.

Le jury salue le courage et le talent de toutes les autres et les encourage à poursuivre leur rêve.

 

* ELLE Solidarité Mode est un concours organisé par la Fondation ELLE qui permet, chaque année, à des jeunes filles issues de milieux modestes de poursuivre des études dans des écoles supérieures reconnues par la profession.

Retour