La terre aux mains des femmes himalayennes

La terre aux mains des femmes himalayennes

Au Népal, ce petit pays coincé entre la Chine et l’Inde, où les paysages tropicaux côtoient les sommets enneigés, la naissance d’une fille est souvent vécue comme un malheur. C’est un des rares endroits au monde où l’espérance de vie des femmes est moins élevée que celle des hommes, où l’écart de scolarisation entre les filles et les garçons est encore supérieur à 10%.

Cette réalité est encore plus criante en zone rurale, dans les montagnes où les communautés vivent éloignées les unes des autres. C’est le cas de Gatlang, un petit village au nord de Katmandou, à 2 000 mètres d’altitude, où l’association suisse Norlha a découvert un étonnant phénomène : des femmes seules « laissées derrière » à la tête des foyers.

Pour échapper à la pauvreté, par un mécanisme de survie, les hommes traversent les frontières pour aller travailler en Inde, dans les pays du Golfe, où encore en Malaisie, dans des conditions souvent dangereuses.

Les femmes se retrouvent alors seules à tout gérer et travaillent jusqu’à 16 heures par jour, accumulant tâches domestiques et activités agricoles.Même lorsqu'elles reçoivent de l’argent de leur mari expatrié, faute d'éducation, elles le dépensent dans des produits de consommation immédiate et ne savent pas comment l’investir ou en épargner une partie. C’est pour cette raison qu’est né le projet de l’association Norlha, en partenariat avec la Fondation ELLE, dans le but d'aider les femmes paysannes de l’Himalaya à mieux gérer leurs ressources, à investir dans du matériel qui allègera leur charge de travail et augmentera leurs revenus.

La Fondation ELLE a décidé de s’engager pour trois années au Népal aux côtés de Norlha, afin d’améliorer le quotidien de ces femmes, éloignées de tout, et qui travaillent sans relâche pour ne pas mettre en péril leur foyer.

 

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