img 1
© Bayti
img 2
© Bayti
img 3
© Association Bayti

Un avenir meilleur pour les filles des rues d'Essaouira

Bayti
Maroc

À Essaouira, au Maroc, des fillettes sont vendues par leurs parents pour devenir ce qu’on appelle des « petites bonnes ». Ces fillettes travaillent dans des conditions identiques à l’esclavage.

Souvent battues, maltraitées, certaines parviennent à s’enfuir et à rejoindre la rue, qui représente la seule issue. Les gangs endossent alors le rôle de famille de substitution. Lieu de distraction, de travail, de sommeil, la rue se caractérise surtout par sa violence qui devient le lot quotidien de ces petites filles.

Bayti, « ma maison », a été fondée en 1994 par le Docteur Najat M’Jid, médecin pédiatre, pour venir en aide aux enfants des rues de Casablanca, où le phénomène a pris une ampleur considérable. Cinq ans plus tard, l’antenne d’Essaouira ouvrait ses portes.

Grâce à une équipe composée d’éducateurs, d’assistantes sociales, de psychologues, de médecins et d’enseignants, Bayti a permis à 17 000 enfants, en rupture avec leur famille, de quitter la rue, de retrouver le chemin de l’école, d’assister à des ateliers éducatifs et sportifs, de bénéficier d’un soutien psychologique et de construire un projet de vie.

En parallèle, Bayti travaille avec les parents en vue d’une réintégration familiale. Si un danger pour l’enfant demeure, Bayti propose des solutions alternatives comme le placement en famille d’accueil.

En partenariat avec la Fondation Air France, la Fondation ELLE a soutenu pendant 3 ans à Essaouira, la réinsertion sociale d’une centaine de filles, âgées de 6 à 18 ans. Ces filles ont aujourd’hui quitté la rue, mais ne sont pas encore tout à fait autonomes.

C’est pourquoi la Fondation ELLE s’engage de nouveau en 2010 aux côtés de Bayti, mais également du Sofitel d’Essaouira, pour former une dizaine de jeunes filles au métier de l’hôtellerie. Notre fondation participera à leurs frais de vies pendant toute la durée de leur formation au Sofitel et accordera aussi des bourses à 3 anciennes bénéficiaires qui ont entamé des études supérieures à Marrakech.


Retour